La processionnaire du pin pin suite
Par rapport à d'autres déprédateurs, la chenille n'est que peu dangereuse pour l'arbre qui ne va généralement que diminuer ses cernes de croissances. 6, par contre elle est source de problèmes pour l'homme et probablement divers animaux.
En effet ces chenilles, comme celles de quelques autres espèces de lépidoptères7, possèdent (chez cette espèce uniquement au troisième stade larvaire, un mois et demi après l'éclosion, sur la face dorsale un « appareil urticant » 8 composé de « micropoils » qui sont projetés en l’air lorsque la chenille se sent menacée9. Cet appareil est formé de petites poches parfois dénommées "miroirs" qui contiennent une infinité de minuscules dards (micropoils) empoisonnés ; leur caractère fortement urticant est du au fait que le poil en se cassant dans l'organisme y libère une toxine (thaumétopoéine, de PM 28000 daltons10, une protéine urticante, produite par une glande spécialisée11 au cours de son développement larvaire12 qui peut provoquer d'importantes réactions allergiques (mains, cou, visage) mais aussi des troubles oculaires ou respiratoires13. Les atteintes à l'œil peuvent avoir d'importantes conséquences si les poils ne sont pas rapidement enlevés. Il est dangereux de manipuler un nid même vide.[réf. nécessaire]
Le danger est aussi important pour les animaux de compagnie : un chien atteint à la langue (qu'il peut avoir utilisé pour lécher les démangeaisons sur son corps) s'il n'est pas soigné rapidement par des fortes doses de cortisone, risque alors la nécrose de la langue. Il ne pourra donc plus se nourrir. Il est important de rincer la langue et la bouche du chien avec de l'eau propre, sans frotter, ce qui briserait les poils urticants de la chenille et qui libérerait ainsi plus de toxines, aggravant l'état de l'animal[réf. nécessaire].La chenille progresse vers le nord depuis les années soixante14. Cette progression est suivie par l'équipe de modélisation de l'INRA d'Orléans (URZF).
Pour disposer de données à l'échelle communale et pour évaluer les besoins des gestionnaires d'espaces verts et pour produire des préconisations plus pertinentes en matière de lutte, une enquête élaborée par Plante et Cité et l’INRA avec l’Association des Maires de France (AMF) a été lancée en 2009 auprès de toutes les communes de France. Le technicien responsable ou l'élu chargé des espaces verts ont été invités à compléter un questionnaire en ligne sur Internet du 11 mai au 11 juin 2009.
En 2010, la chenille progresse vers le nord et notamment en Île-de-France15, probablement en raison du réchauffement climatique[réf. nécessaire] et de l'activité commerciale du bois dont le transport pourrait favoriser sa dispersion.
Les gros noyaux de populations sont situés dans les forêts de pins, mais des nids sont observés le long des alignements de pins le long des routes et dans l'openfield (ex dans la Beauce) là où des petits boisements de pins épars sont présents, même en l'absence de haie, ce qui montre une bonne capacité de ce papillon à coloniser de nouveaux habitats (jusqu'à 5 à 6 km de son lieu de naissance en milieu ouvert, alors qu'ils se reproduit plutôt sur place en forêt 16).
La chrysalide (enterrée) peut en outre aussi être véhiculée par les transports de terre 16. Le réchauffement semble favoriser la remontée de l'espèce vers le nord16.
La chrysalide (enterrée) peut en outre aussi être véhiculée par les transports de terre 16. Le réchauffement semble favoriser la remontée de l'espèce vers le nord16.
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